Décidemment, le théatre de jeu qu'est l'enceinte dyonnisienne ne réussit plus aux joueurs du Stade Français, qui viennent de s'incliner, en match de poule de la Heineken Cup, 15 à 10 face aux Harlequins de Londres. Après le Stade Toulousain, venu battre les parisiens au stade de France un peu plus tôt dans la saison, ce sont les anglais qui repartent avec les points de la victoire, après un match extrêmement rugueux où les stadistes y ont cru jusqu'au coup de sifflet final. Après une entame de match catastrophique (deux essais en contre), les parisiens ont tant bien que mal essayer de renverser la vapeur, à l'image de l'exploit individuel de
Juan Martin Leguizamon, inscrivant le seul essai francilien de la partie. Opportunisme et réalisme sont les deux piliers historiques du rugby anglais, les Harlequins en seront les dignes représentants, en scorant quasiment à chaque incursion dans le camp adverse. Les joueurs parisiens regretteront longtemps leur manque de maîtrise en fin de partie, qui les condamne à présent à l'exploit pour se qualifier en quart de finale de la compétition. Au rang des satisfactions, l'énorme influence de Mathieu Bastareaud dans le jeu; quant aux déceptions, elles se concentrent surtout autour de la recrue phare de l'été dernier, Mark Gasnier, venu avec le statut de mega-star de la Rugby League australienne (rugby à XIII), qui tarde à s'imposer dans la ligne de trois quarts, et qui malheureusement se dessine comme le bide de l'année en terme de recrutement.
Au manque de maîtrise parisienne s'oppose l'aisance technique du Stade Toulousain, qui à rempli son contrat face aux gallois de Newport, en remportant le match avec le point de bonus offensif, une classe affolante, et une sérénité à toute épreuve. Evidemment, les Gwent Dragons n'ont peut être pas le même niveau que les Quins, mais ont affiché une aggréssivité remarquable et un joli rideau défensif. Michalak, catastrophique une nouvelle fois dans ses tirs au but, est passé par là et a merveilleusement animé le jeu toulousain, en alternant à bon escient jeu au pied et jeu à la main. La forme affichée par tous les joueurs de l'effectif toulousain est la grande satifaction de la rencontre; la sortie sur blessure aux cervicales de Mark Tcherbina est quant elle le terrible point noir de cet évenement aux Sept Deniers.
Faisez pas bon s'appelait Mark en ce samedi après midi apparemment... D'ailleurs, celui que je connais et qui se cache à Berlin n'etait
pas au top également.